Frimas Lyrics


Serres glacées chutées du ciel de quartz

Sans prévenir telle l’oiseau de proie

Malmenant les chaires et desséchant les corps

L’hiver fait son impérial entrée

Oppressant le vivant tel un antique tyran

Le chêne ploie sous les masses neigeuses

L’eau se brise, contorsionnée dans son carcan de pierre

Tant de souffrance et pourtant une beauté se dégage

A l’ombre des rameaux épineux la froide Mort contemple son œuvre

Avec son manteau noir et givré, scintillant tel le ciel étoilé

Elle attend les plus enclins

La tentation du dernier sommeil est forte !

Ah la survie est si pénible !

Mais sa scabreuse beauté est éclipsée par les premières caresses solaires