Serres glacées chutées du ciel de quartz Sans prévenir telle l’oiseau de proie Malmenant les chaires et desséchant les corps L’hiver fait son impérial entrée Oppressant le vivant tel un antique tyran Le chêne ploie sous les masses neigeuses L’eau se brise, contorsionnée dans son carcan de pierre Tant de souffrance et pourtant une beauté se dégage A l’ombre des rameaux épineux la froide Mort contemple son œuvre Avec son manteau noir et givré, scintillant tel le ciel étoilé Elle attend les plus enclins La tentation du dernier sommeil est forte ! Ah la survie est si pénible ! Mais sa scabreuse beauté est éclipsée par les premières caresses solaires