Comme toujours le moment arrive L’air ne se fait plus aussi accueillant qu’avant Son étreinte se fait marquante Durant tout l’été il nous a caressé Mais maintenant son humeur s’assombrit Le soleil est désormais plus lointain Les feuilles montrent enfin leur vieillesse Ah bien révolu est ce temps d’insouciance Les ombres s’allongent et la nuit réclame son empire d’antan. Les craintes de la disette et de l’ennui se ravivent. Vieux démons seulement hibernant. Leurs griffes n’effleurent pourtant encore que nos murs Mais leurs pas se font déjà entendre au fond des futaies