Tant de fantômes dans mon esprit Tant de meurtres sur ma conscience C’est de vengeance que je suis mû Mon peuple est traître Et craint mon courroux Ma défaite guette ces gueux affamés Que j’estomaque empoisonné J’ai tant prié, j’ai tant tué Mon front porte la marque De mes pieuses pénitences Pourtant Dieu dans son silence Condamne mortels à la souffrance Les vils boyards et leur engeance Soumis à ma plus grande cruauté Autant d’âmes infidèles à supplicier Mon peuple est traître et assassin Punir, juger et meurtrir Ma vie dévouée à la vengeance Mon âme est vouée à l’infamie