Quelle tristesse
De grandir et de perdre peu à peu
Son innocence, ses rêves d’enfant.
Quelle tristesse
De vieillir, de perdre petit à petit
Ses moyens, sa tête, sa vie
Quelle tristesse
de voir mourir un proche que l’on aime
D’être privé de sa présence, de son esprit.
Quelle tristesse,
Ces fantômes qui nous hantent sans cesse
Et nous blessent à chaque caresse.
Quelle tristesse,
Un père qui s’enfuie et qui préfère être seul qu’avec sa famille
Quelle tristesse,
Ces gens sans paroles qui cachent leur merde sous une auréole.
Quelle tristesse,
Ces lâches égoïstes qui se rejettent leurs fautes, sans héroïsme.
Quelle tristesse
ces égos toxiques, manipulateurs sans empathie.
Quelle tristesse,
Cette merde qu’on nous fait avaler qu’ils appellent « vérité ».
Quelle tristesse
Ces souvenirs qui s’effacent, sans prévenir
Et laissent place aux mêmes erreurs à l’infini
Quelle tristesse
de voir à quel point, malgré nos efforts, nos illusions,
nous sommes futiles et abscons.
Quelle tristesse
ces putains de cancers qui nous rongent
et nous privent de l’essentiel espoir d’être en vie.
Quelle tristesse
De se perdre au point de ne plus savoir qui l’on est, où l’on va
De ne plus être qu’un cri, dans l’infini…
Nais, vis, meurs,
Mais jamais ne demeure
Car tu n’es rien dans le Néant qu’une poussière.
Une lumière fugace dans un ciel noir,
Qui ne laissera pas de trace, ni même de l’espoir.
Qu’est-ce qu’une vie, dans l’infini ?
Une étoile filante… déjà partie.
Quelle putain de tristesse.
Cette putain de tristesse qui a envahi mon cœur.
Mes pensées perverties par le voile de la mélancolie.
L’incessant ballotement de mes sentiments.
De l’amour / de la mort, que restera t’il ?
Cette putain de tristesse.