Le signe du fugitif Lyrics

by Orgo

Le regard embrassant

Les cieux muets et sans bords

Incarnant un acteur, un cadavre en devenir

Sous une voûte enceinte de flamboyances

J'ai à nouveau essayé de m'enfuir

Perclus d'humidité, suintant les tourments

Cette seconde tentative fut à nouveau vaine

Perclus d'humidité, suintant en ces lieux

Ce fut la première fois où l'on m'avait dénié

Le droit de guérir du printemps qui vibrait en moi

Et que l'on m'avait refusé le contrôle de mes actions

La direction de mes pas

Un couvercle noir

Cachant les vents mauvais

Un couvercle noir

Amenant et scellant au-dessus de nous

Un couvercle noir de fonte et de chagrins

Un couvercle noir et sale, couronné d'un crachin

Elle sait se faire belle et affriolante

Elle nous ment. Nuit après nuit

Seule, -Un couvercle humide et sombre

Au sein de -Un couvercle sous lequel les nuques s'affaissent

Ces ténèbres amorphes

La Ville, languissante, déroule -sous le couvercle, je sortis pour l'attendre

Sa masse confuse -sous le couvercle, je dormis comme un enfant

De cheveux, pétillante de lumière -Vain et éternel

Les routes -des actes de soumission, de parjure et de vanité

Où les âmes nues et fragiles errent

À la recherche d'une quête reconnaissant

L'incomplétude comme sa nature

En cherchant dans la poussière des bas-côtés

Des restes, des carcasses de destins

Enchainées, aveuglées

Ils errent le long de ces infinités de brins irradiants

Enchainées, aveuglées

Jusqu'aux premières fumeroles du matin

Enchainées ! aveuglées

Leurs errances dureront jusqu'au moment

Où la Ville s'éveillera, qui d'un leste geste

Fera glisser son peigne le long de sa chevelure éteinte

La Ville se libérera ainsi de tous les cœurs légers. Déracinés

De toutes les âmes de poussières

De tous ces amas de chair couronnés de grelots

Et tétanisés au bord du Seuil

Elle se libérera ainsi de tous les malheureux et de tous les suicidés

Elle en sera ainsi libérée

J'entends encore son rire quand elle trouva

Un passage au-travers du soupirail, du trou creusé en Sa tête

Afin de fuir les murs fermant les endroits

Où les corps s'agitent, où les corps s'arquent

Dans un acte de soumission performé comme à contrecœur

Ces anciens corps, ces enveloppes glorieuses qui s'émiettent

Jusqu'à produire cette poussière épaisse et humide

Opaque mais évanescente, si vaine mais asphyxiante

Cette poussière n'est au final qu'un Voile

..Pour nos espoirs et nos fautes,

Nos petites bassesses, nos silencieux frissons

Et toutes ces lumières

Qui constellent nos corps

Semblables à des millions de clous

Semblables à des millions de trous

Muchés, occultés derrière toutes nos lourdes couronnes