Sans le souffle de l'air
Amorphe et inerte
J'entends ma mort...
Quand j'etais dans la mer
Dans mon berceau, dans ce landau de chair
Dans ce brouillard silencieux...
Quand j'etais dans ma mere
Dans le sombre eternel...
Sous les larmes de ses flancs
De ses rivages suants
Je m'estompe...
Je meurs...
Ses pleurs sont d'une douleur
Dans les larmes et le sang
Sous les plaines d'avant...
Ma reine ! Chienne mouillee !
Dans les champs de fleurs
Mes reves sont pourris...
Je descends vers ce nouveau matin
La gorge seche, le coup serre
Mes reves sont doux
A l'abri de la lumiere
Le brouillard silencieux...
Je meurs...
Je suis ravi...