Plus d’une fois, j’ai vu la nuit ramper lugubrement Aux infinis paysages de noirceur écrasante Mais loin, là-bas, les chemins s’entremêlent Au travers de la brume, les vertiges Malaises que mes vides érigent Rêves noirs, suintants Comme un goudron, du ciel Découpent d’étranges silhouettes Dans ma vue dédoublée Et que je puisse orner ma nuit De ta beauté ineffable Une émanation De l'apocalypse Qui incendie mon crâne de souvenirs moroses M’abattra une autre fois dans ma vieille ivresse Comme un mort toujours éveillé dans son cercueil Ne respirant qu'ammoniaque et poussières Inhumé sous un requiem faussant Toujours heureux de ne pas être claustrophobe... Et que je puisse orner ma nuit De ta beauté ineffable Une émanation De l’apocalypse