Profonds abysses ténébreux et froids J'ai côtoyé vos bourreaux malades Une douce nostalgie s'écoule d'un torrent intense M'emportant vers des mers d'inanité Me libère de mes tourments Comme une rancœur fermentée Arrache-moi encore du chaos impalpable Déchire les liens qui me claustrent à l'invivable Puis je fuis l'image abjecte de la réalité En mon charnier immonde d'où mes misérables échos Sont portés comme cendres au vent Rance cœur, de rancœur, fermenté Profonds abysses ténébreux et froids J'ai côtoyé vos bourreaux malades Une noirceur d'une beauté ineffable Encercle mon âme De crasse, de feu, de sang D'oubli, d'angoisse et de mort