J'ai cru ressentir Ton voile et sa lame Aux battements de ma flamme J'ai laissé la lumière périr Les ombres s'étirent Comme des cloisons infâmes Emmuré dans une peine du dam Le lourd silence se déchire Aucun siècle n'a abrité une telle profondeur Qu'en ce verre affligé d'immuables noirceurs Évadé au fond de ma geôle J'écrivaille des pages vagabondes De la lourdeur de ma plume moribonde Éclairée par la gnôle Dans mes ténèbres, Résonne d'un sourd écho Les plaintes acerbes Émanant des caveaux Sans air, sans lumière J'inspire l'âcre éther Opium imprégné De ma mortalité Que mes plaies coulent du rouge D'un vin mauvais Taillées par l’impardonnable vouge D'un assassin muet Humecte ma lèvre De ta sécheresse Ensanglante les grèves De mes ivresses J'ai cru ressentir Ton voile m'engouffrer M'engouffrant en ces sombres sentiers J'ai laissé la lumière périr