Dans la nuit froide d'un automne décrepit Imbibée de langueur et d'ennui Le vent souffle sa détresse Implorant les salvatrices ivresses Et l'illusion me mène à toi Idéal des mourants, enfer des vivants Dès lors ton poignard froid Me lacère de lourds tourments Et tombe l'ondée amère D'une violence sereine Déroute les âmes en peine Vers une accalmie éphèmère Et tombe l'ondée amère... Innondant de son fiel Purulent d'irréel Je vénère cette foi En dépit de mon foie L'averse de spiritueux Coulant des infectes cieux Aura bien infecté Ma souveraine insanité Mais, trop brève, cette ondée sainte Aux douces nuances d'absinthe A laissé un silence d'agonies Et le relent d'un coeur pourri Pétrichor fétide Gueule de bois, coeur de fer Rouillé, rongé par l'acide Des vives ondées amères