Où l’aurore se fane en silence Annonçant la morsure de l’exil Celle qui crucifie les anges Et déshérite le futile Quelle grâce est revêtue par les cieux ? Ceux qui, aux prières, restent silencieux Arboré de rance, celle qui a scellé l’absence D’une divine essence, celle qui condamne à l’errance De l’espoir orphelin d’un nouvel orage Celui de croire au dernier voyage Peut-on entendre hurler les morts A l’incandescence de l’aurore ? Implorant le brouillard de briser le miroir Qui reflète sans chaleur une lumière dérisoire Se parant de saveurs livides De celles qui remplissent les gouffres de vide D’amertumes et de dilemmes En crachant sur les cœurs anathèmes