En prenant le noir de mon malheur Y mélangeant le peu de blanc qu’est mon bonheur Tombe sur moi la fatalité, De plus en plus je comprends cette neutralité Conscient de cela, je mène ma vie Hommage au gris Palette de tons infinis Mon prisme ne reflète que le gris Puisque le noir est une absence Le gris ressort en pâles nuances Et le blanc est une surexposition Le gris me semble plus agréable damnation Je refuse toute surexposition! Je suis contre l’aveuglement Comment trouver pour sa vie, une direction Lorsqu’on est noyé dans le blanc Et tombe sur moi l’idéalisation Dans ma tête se loge le ressentiment De la vie, donnez-moi une définition Crache la grise vérité et ne mets pas de gants blancs Conscient de cela je mène ma vie Hommage au gris Le clown a finalement compris Son rictus n’a que vide et mépris Et, dans ses yeux, la grise folie Et un matin, de sa main, aaa, c’est fini