Muraille Lyrics

by Dun

Chaque pierre pour chacune de mes failles, sort de terre chaque jour où va Grisaille.

Et dans mon cœur Noirceur, l'Espoir pleure son éther à de promises funérailles : chute aptère au mortier de ma muraille.

...Ma muraille...

Observant le temps qui passe où Mélancolie pendule sans bruit

Chaque seconde écrase sa masse, lourdement, sur l'Ennui

Quand soudain criaillent et croassent les cortèges noirs de la vie

Qui s'envolent en disgrâce et retombent morts dans l'Oubli

Comme les murs d'un rempart s'écroulant dans ce vacarme assourdissant

Viennent déferler les ténèbres hurlants de mes plus sales sentiments

Ô Toi le Mal dedans, tire-toi de mon tourment

Laisse-moi à mon châtiment : vivant, le sang croupit dans ma guerre de cent ans

Où se déversent et se fracassent les écumes noires de vinasse

Qui dans un amer ressac effacent les audaces de l'Angoisse

Laissant l'Ivresse, cette diablesse, monter aux hourds de ma forteresse

Et embrasser les tours que celle-ci dresse pour que cesse Dame Tristesse

Et pourtant je veux garder la nuit sous le Franc ciel inondé de gris

Qu'au carcan noir des mélancolies, fort longtemps mes rêves s'enfuient

Loin ! Loin de leurs affreux fils aux arts ensevelis, vains...

Qu'ils restent tous enfouis, enclins au Rien, sous les murailles jadis.