Lustre Lyrics

by Dun
Album: Sacre

Discerne au néant des errants mort vivants les râles francs de l'être adverse, triste et veule ;

Si terne océan d'un grisant firmament étalant sur ma lettre les averses qui degueulent

Les doigts sans plectre sur d'acerbes encordées pour décrire aux bouteilles sans trop de fiel

L'éclatant spectre à mes vers accordé ; pareil à un soleil sous les sanglots du ciel.

Disperse la lumière, belle, crue, aux abords de l'éclair à l'éther fendu

Qui verse à la terre les crus que j'adore et préfère l'univers un désert conçu ;

Si vaste et vacant dont l'égard différent à mon seul séant pourtant me hisse

À toi ! Et cent fois ton regard nitescent a lumé les trous noirs dans mes iris.

C'est à l'orbe grave de l'astre au couchant irradiant l'Empyrée à nous deux apposé,

Qu'alors se gravent aux dates nos instants en ralliant aux sentiers l'amoureux apogée,

À fleur de pierre ; à flanc de la crête, ou liés sous la grève en trêve de l'ébat,

D'ailleurs et d'hier battant la retraite, oublier que tout crève sans le rêve de toi.

Mais aux lueurs s'enclave le drame d'un parent et la liqueur en cave aux charmes évanescent

N'a laissé de sa fleur que l'amère oléfine comme la tumeur d'une mère ne laisse qu'une orpheline.

Et les heures qui s'abattent sur nos envies d'avant, et les pleurs qui éclatent sur nous évidemment,

Faits de moeurs délicates à l'esprit tout en ruine mais se meurent sous mille strates que ton âme enlumine.

Croise en mon chœur le transept embrasant du céleste ornement que le temps délabre

Croise-en mon cœur le concept embrassant les rayonnements de ton candélabre.

Que d'autres lieux nouveaux sur nos visages rassurent les clairs-obscurs aux rais illuminés

Que notre vieux tombeau sur paysage d'azur éclaire l'augure mauvais de l'humanité.