Des hommes et des femmes aux plaisirs étranges
Près de ce lac hanté de mauvais anges
Dont les hurlements sordides
Résonnent dans un écho morbide
Les fleurs du mal deviennent forêt
Ivres, ils en redemandent sans arrêt
Oh, caresses répugnantes
Ils pleurent, rient, là où la mort hante
Noirs et sombres désirs
Ont pour luxure, seul plaisir :
L'obsédant parfum du sang enivre
Leur soif insatiable de vivre.
Voici que se prélasse le chat rouge des nuits hantées
Emprisonnant entre ses griffes la colombe brûlée
Dans cet endroit où le Diable est maître
Et où Dieu est le seul traître
La chaleur et le feu
Consument leur âme peu à peu
Plaisirs éternellement charnels
Oh, désirs immortels.