Les aurores ambreés Quittent l'horizon blanc Et le ciel embrase Aux ténebres se rend La brume qui s'encastre Dans la roche et les fleurs Arrache aux percées d'astre Leurs ultimes lueurs Le givre embrasse alors La Terre sans Hélianthe Et pénetre les ores Qui se meuvent en Tourmente La voute désormais Noire, muette et froide Nargue de son sommet Cette triste parade En proie au règne obscur De tout ce crepuscle Clarte n'est qu'un murmure Que les soirées adulent Mais le jour s'assure Que la nuit se dérobe Sous le nouvel azur Qui reteinte sa robe Aube noire! Aube noire!