A toi, l'astre qui veille je m'offre à toi, à ta lumière A toi, l'astre qui veille mes rêves, trêves, guerres et chimères. Ton âme me transperce A toi, l'astre qui saigne Je t'offre ma voix, mes prières A toi, l'astre qui baigne en ces troubles viscères Ton âme étincelle Mais la pluie atteint l'être solaire Mais la suie teint la céleste lumière Aux creux des souhaits et des songes les souvenirs éreintent et rongent germent, fanent et t'inondent Les nuits où tes rêves te prennent, t'emportent et me laissent à ton ombre Tu trembles, ton corps se sert En transe tes yeux se noient cherchant la lumière La pluie et la suie se mêlant alors au déluge éphémère