Brouillard Lyrics


Je meurs à présent…

Mon esprit sort de son enveloppe, fini la douleur et l’angoisse,

Je m’observe dans ce lit et je flotte, me libérant de cette carcasse

Je m’élève lentement, et de ma hauteur contemple

Le spectacle navrant de vos vaines existences

A vous regarder courir comme un troupeau de bœufs,

Je me dis que mourir est ce qui vous arrivera de mieux

	Sais-tu, charogne, que tu es éternel ?

	Ce vertige qui t’attrape et qui te tord les tripes

	Ce néant qui te happe est un leurre est un mythe

	Une épée dans le ciel, sur ta tête pointée

	Un brouillard artificiel, un écran de fumée

        Le plus vieux des poèmes que récite l’humanité

Je continue mon ascension et elle semble infinie

Tout comme la bêtise humaine que j’observe et subis

A mesure que ma conscience grandit, ma tristesse aussi

La réalité me frappe en observant tous ces zombies

Nous sommes des dormeurs qui rêvons que nous sommes réveillés

Tas de viandes livides aux regards bovins

Tas de sacs de lipides qui se remplissent en vain

D’aspirations perfides à défaut de destins

De jouissance rapide et de plaisirs malsains

Reste des carlingues vides qui courent après un train

Des baltringues avides de sous, de sang, de seins

Mais ces gouffres à glucide se gorgent de mauvais vin

Ils ne sont plus lucides, ils ne sont plus sereins

Juste un peu plus acides et encore moins pleins

Il leur reste le suicide comme meilleur lendemain…

…Et le désert aride qui est leur quotidien

Tue l’étincelle divine qui fait la beauté de l’Humain

Je pleure à présent…

Je vois l’Enfer, dans une douloureuse descente

Un monde de misère et d’ignorance

Une éternité dans la nuit de l’inconnaissance

        Sais-tu, charogne, que tu es éternel ?

	Ce vertige qui t’attrape et qui te tord les tripes,

        Ce néant qui te happe est un leurre, est un mythe

	Une épée dans le ciel, sur ta tête pointée,

        Un brouillard artificiel, un écran de fumée

        Le plus vieux des poèmes que récite l’humanité

        Sais-tu, bouffon, la magie qui t’anime ?

        Ton pouvoir de création, ton étincelle divine ?

        Ce carcan qui t’oppresse et étouffe ton âme

        Ce cocon qui t’étreint et lentement se fane

        Ne sont qu’un véhicule le temps de cette vie,

        Des corps qui gesticulent et emprisonnent ton esprit