Aux premières lueurs de la vie qui s’insuffle Je m’isolerai dans une citadelle d’abattants clos et d’opaques rideaux Les sons terrifiants se raniment et se pressent dehors : C’est le temps qui cogne à ma porte, c’est le temps qui passe me voir …Le matin repassera… Aux premières couleurs de la vie qui reprend souffle Je m’accrocherai à l’agonie des chandelles qui chancèlent En tenant doucement la main de la nuit qui se meurt C’est une mère que je perds, c’est une mère que je pleure …La nuit trépassera… Aux derniers battements de cœur de la nuit qui s’essouffle Je décrocherai la lune pour que plus jamais elle ne se couche Je volerai dans la stratosphère pour semer la lumière Et à jamais demeurer sur la face cachée de la terre