La nuit sera blanche sous la voute d’ébène J’encense l’amaurose qui m’accable et éveille Mes sens grisés du manque de sommeil La nuit sera blanche comme la cécité entraîne La danse morose, macabre et rituelle De mes sens privés de sommeil J’accueille et chéris mon anesthésie locale J’adule la pleine conscience de ma paralysie totale Portée par la vague des sons, les fréquences s’intensifient Tout devient vibration, tout devient énergie De l’infiniment grand a l’infiniment petit Tout devient rond… Reniflant l’air chargé d’un familier parfum Décuplant mes palpitations, je quitte l’éther Poudre d’étoile, guide mon astral voyage Et que pleuvent les mélodies pour porter mon esprit