Pardonne-moi si je ne rentre pas… C’est que je me suis noyée dans ses abîmes insondables, Dans les nuances de la dégringolade Que j’ai sombré dans l’ivresse d’un lever de lune Dans l’euphorie de ce prélude, d’un clair-obscur qui ensorcèle A l’heure où les ombres se meurent comme perdure l’essentiel Et les notes les plus sombres dessinent ce crépuscule Pardonne-moi si je ne rentre pas… Il y a des spectacles auxquels on ne se lasse d’assister Des refrains qui jamais ne cessent de nous émouvoir Toujours en quête de premier rang, d’un énième lever A chercher l’extase dans la simplicité d’un bonsoir Pardonne-moi si je ne rentre pas… Happée par le silence orphelin qui m’honore de son énigme L’odeur moite du déclin qui semble n’avoir d’origine Le frisson souterrain qui émane et contamine L’atmosphère de la canopée à la racine Cette porte qui s’ouvre sur le malaise intime Le sourire solennel sur son visage impassible Cette constance ineffable : Jamais en retard et toujours mirifique