Je l'aime ma brume ! C'est savoir où je vais qui me terrifie Je veux me perdre, je veux errer, retourner en arrière, hésiter, galérer ! Car planifier c'est se mourir, entrevoir un peu d'éclaircies Moi de doutes je veux me nourrir, un chemin en nuances de gris Je veux chaque jour découvrir, aller au gré de mes envies J'ai l'impression de pourrir si du même bois qu'hier est fait aujourd'hui De toute façon je sais pas choisir, je suis la princesse des indécis Peut-être parce que tout m'intéresse, Et que suivre la même voie jusqu'au bout ça m'ennuie Je veux pas savoir de quoi demain sera fait Si je sais j'ai l'impression de sentir deux mains m'étouffer L'inconnu c'est laisser toutes les portes ouvertes Au lieu d'entrevoir la liberté par un coin de la fenêtre Ma seule projection elle sera astrale Ma seule prévision ce sera le Black Metal Comment avancer sans tenir compte des signes, Des synchronicités, des pistes qui se dessinent ? Comment grandir sans laisser une place au spirituel, Aux rencontres, aux surprises, et aux tournants éventuels ? Je l'aime ma brume ! Accrochée entre ciel et terre, m'enveloppant sans oppression, Tantôt mystique, tantôt funèbre, destins fragiles en suspension Je l'aime ma brume ! Magique et empreinte de mystère, allégorie de ma perdition Ambulante et éphémère, symbole de ma condition