Les voix d'or percent
La pénombre à l'orée des chênaies,
Exhorte à prendre les armes,
Presse à tarir les larmes,
Emporter les batailles
Où l'ombre fuit un champ clair
De lumière et d'azur.
Au Lys insigne les clefs des cités
Aux mains les ayant forgées.
Et les parjures de défaite châtiés.
Chemins retors à travers plaines et forêts,
Comme en les corridors de patience et piété.
La fragilité et la force entrelacées,
Feu d’yeux clairs sous frange de jais.
Vainc la défiance vaine de l'incroyance,
Par ferveur et péril dans la constance.
Et par la Porte de France dans le froid s'avancent.
Voit le lys au jardin du Royaume
Dans les ronces et les roses,
Au hault le boys, au pied la Vienne,
Assise dessus pierre ancienne,
Porte le regard vers les fumées de la Loire embrasée.
Les tours soutiennent les lys sans faille,
Tissent l'emblème du ralliement.
Prend l'étendard de par le Roy,
De par le Roy du firmament.
Pennon et bannière de blanc en majesté hissés,
Anges peints claquant sous le vent délivrant,
Telles délivrent les volées de fer de Fierbois,
Martelant le destin Valois
Sommant les Anglais d'aller
Ou en terre délivrée sans salut reposer.